Bienvenue soldat ! Tu es ici pour servir ton pays ! Alors, attrape ton paquetage, tes armes et munitions et prépare-toi à te lancer dans une guerre qui n’est pas la tienne (en principe, à ce moment-là, on entend le célèbre thème de « Rambo »). Sinon, tu prends un chips, un coca et tu installes Medal Of Honor Warfighter, c’est bien aussi.

La guerre, c’était mieux avant (avec un accent à la Cabrel)

Souviens-toi cher lecteur, c’est en 1999 que débarque le premier épisode de Medal Of Honor sur PlayStation, première du nom.  La série nous amenait au beau milieu de la seconde guerre mondiale (comme beaucoup d’autres titres depuis…) et nous permettait de rejoindre les forces alliées pour débarrasser le monde de la vermine nazie.Le titre scénarisé par Steven Spielberg, développé par Dreamworks Interactive et agrémenté de l’ambiance musicale de Michael Giacchino (Lost, etc), avait fait mouche. La critique avait émis un avis unanime : nous étions face à un véritable hit du genre.

Un scénario sur un ticket de métro

Nous sommes maintenant en 2012, fini de dézinguer du « bosch », les vrais vilains à l’heure actuelle, ce sont les talibans. Donc ciao la seconde guerre mondiale et bienvenue au conflit contemporain. Tu fais dorénavant partie de l’élite, le TIER 1, une unité secrète regroupant les meilleurs soldats américains et prête à être déployée n’ importe où dans le monde, pour botter des culs (oui car comme tu es à la fois militaire américain et dopé à la testostérone, tu aimes kicker des derrières).

Le titre de Danger Close nous emmène aux 4 coins du monde pour combattre des terroristes possédant un stock de PETN, un puissant explosif, et menaçant de faire sauter la planète entière sans aucune retenue. Si cette recette sent bon la tambouille habituelle, le montage des différentes scènes visant à nous faire comprendre l’histoire est quant à lui véritablement chaotique. On alterne des scènes actuelles avec des séquences de flashbacks qui, au lieu d’apporter plus de détails à l’intrigue, nous amènent plus de questions. Au final, on a du mal à suivre la timeline du scénario.

Frostbite 2 ça poutre !

Graphiquement, le jeu est une petite merveille. Le moteur Frostbite 2 déjà utilisé dans Battelfield 3 fait des prouesses. Il faut évidemment posséder la machine adéquate mais entre les différents effets de lumière et de particules, les environnements superbement bien rendus, les reflets, les ombres, la pluie, les explosions accompagnées de leur fumée et de leur poussière etc, le Medal Of Honor nouveau nous en met plein la vue ! Une réalisation qui assure graphiquement mais qui souffre de quelques bugs plutôt contraignants. Des scripts qui tardent un peu à se lancer ( WTF?), une I.A. complètement à l’ouest,  vu que les ennemis ont tendance à rester sur leur position et attendre de se faire buter…  Ajoutez à cela des coéquipiers aussi efficaces qu’un tabouret pour un cul-de-jatte sur une piste de ski, vous imaginez le carnage.

Admettons néanmoins certaines nouveautés réellement sympathiques, comme ces fameuses courses poursuites en bagnole à travers les ruelles et le marché du bled qui sont toujours de bonne facture  et qui amènent un peu de peps à l’aventure. La possibilité, qui est bien entendu inutile au gameplay mais fun anyway, de débloquer de nouvelles manières d’enfoncer des portes (au kick, à la hache, au shotgun, …). Oui, car il faut savoir qu’en temps de guerre, non seulement on ne tourne pas la poignée pour voir si c’est ouvert, mais en plus, toutes les portes du jeu seront fermées J.

Les plus courtes ne sont pas forcément les meilleures

A l’heure où les développeurs continuent àmiser sur la surenchère graphique, j’aimerais passer un message : Messieurs les développeurs, c’est très bien tout ça, mais il faudrait penser à revoir clairement la durée de vie de vos jeux surtout au prix où on les paye ! Une aventure solo qui se termine en moins de 5h pour 60€, c’est clairement abusé.

De plus, si tu penses finalement que le mode multi va rattraper le reste, tu te fourres le doigt dans l’œil jusqu’au trognon.  On a clairement droit à une version light qui bénéficiera peut être de DLC plus tard, vu cette nouvelle politique absurde. Au programme, 5 modes tout ce qu’il y a de plus classiques, sur seulement 8 maps. D’habitude, ce genre de production s’appuie clairement sur son multi pour se vendre mais là, c’est vraiment un contenu minimum.