Hééé toi ! Dis, tu aimes les belles carrosseries ? Tu aimes être lancé à 250 km/h sur les boulevards ? Tu n’aimes pas la police et tu rêves de  poursuites dignes du dernier film de ce bon vieux Steven Seagal ? Alors je t’invite à lire ce test du dernier Need For Speed ! Criterion a mis les petits plats dans les grands pour te faire aimer l’odeur de caoutchouc brûlé sur le bitume. Go !

Most Wanted bis repetita ?

Si tu es fan, cher lecteur, de la saga Need For Speed, le titre « Most Wanted » doit te rappeler quelques souvenirs. Sorti en 2005, Most Wanted nous mettait dans la peau d’un pilote voulant devenir le numéro 1 de la liste des plus recherchés : le « Most Wanted ». Partir du bas de l’échelle, gagner les duels contre les différents protagonistes, en profiter pour leur piquer leurs engins survitaminés, et grimper les échelons, voilà ce que nous proposait le titre d’Electronic Arts. Si celui de 2012 possède le même titre, il faut bien admettre que la cuvée next gen est un véritable nouveau jeu en soi et pas simplement un remake hd de son aîné.

 

Bienvenue à Fairhaven !

Dès le départ, vous êtes lâchés au beau milieu d’une ville de taille modeste totalement ouverte, au volant d’une Aston Martin V12 Vantage dont vous pourrez déjà vous débarasser après quelques minutes, si le cœur vous en dit. En effet, si, au coin d’une rue vous voyez un petit bolide qui vous plaît et qui a l’air de n’attendre que vous, une simple pression sur un bouton lorsque vous êtes à côté et vous prenez place à son bord pour de nouvelles aventures. A vous de vous balader et de trouver les 123 points d’échange disséminés partout sur la carte pour switcher entre les 41 choix possibles. C’est peu pour ce genre de jeu mais suffisant vu leur différente conduite et cela va de la Lancia Delta à la Bugatti Veyron en passant par l’Audi R8 GT Spyder ou encore la Porsche 911 Carrera S.

Fairhaven va également titiller notre mémoire en nous rappelant un peu « Paradise City » (du dernier Burnout en date). La ville regorge de raccourcis, de tremplins, de panneaux publicitaires à éclater, de grilles à défoncer etc. Bref, vous voilà libre et au volant d’un véritable petit engin de mort. J’espère que le programme vous plaît…

 

Baby, you can (easy) drive my car

Les développeurs ont également eu la bonne idée d’inventer le menu « Easydrive ». A tout moment pendant votre escapade,  une pression sur la croix directionnelle va ouvrir un menu déroulant permettant  de faire des réglages,de changer quelques pièces sur votre bébé à 4 roues, de voir si des épreuves sont disponibles pour la caisse que vous possédez actuellement (5 épreuves disponibles par véhicule), de vous téléporter directement ailleurs sur la carte au volant d’une autre voiture etc. Voilà qui ajoute une bonne couche de rapidité et de fluidité puisque les temps de chargement sont réellement courts. Une très bonne idée qui mérite un bon point.

 

Un jour elle sera mienne. Oh oui, un jour, elle sera mienne.

Si trouver de quoi remplir son garage est assez facile, il faudra néanmoins se lancer dans les duels contre les 10 pilotes « Most Wanted » de Fairhaven pour réellement gagner les plus grosses cylindrées du jeu.  Pour qu’un des noms de la liste apparaisse sur votre carte il va falloir gagner des points. Pour amasser des speed-points (puisque c’est ainsi qu’on les appelle) vous allez devoir mettre vos talents et vos réflexes à l’épreuve. Conduire en sens inverse, éviter de justesse les autres usagers de la ville, utiliser les sauts, déraper et échapper à la police après de longues poursuites sont les meilleurs moyens pour faire grimper le compteur rapidement. Une fois la nouvelle épreuve disponible, il suffira de battre l’adversaire en duel et d’ensuite lui infliger un takedown pour lui dérober la clé de son petit bijou. Cela peut paraître assez simple comme ça mais c’est sans compter sur la police de Fairhaven qui s’avère particulièrement robuste et efficace. Les poursuites avec les forces de l’ordre sont nerveuses et prenantes avec au menu moult carambolages et autres lancement de herse pour vous immobiliser (mais on peut les éviter cette fois grâce à des pneus auto-gonflants !)

 

NFS : Connecting People

Si la carrière solo se termine assez rapidement, il faut surtout parler du mode multi de Most Wanted.  Subtile mélange entre Burnout Paradise et Need For Speed Hot Pursuit, le titre vous laisse connecté en permanence à Autolog (le service online de NFS depuis Hot Pursuit) et permet de voir qui détient le record sur certaines artères, le plus long saut sur tel et tel tremplin, à vous de changer la donne et d’afficher votre photo sur le panneau d’affichage le plus proche. Les différentes épreuves multi-joueurs sont dynamiques et s’enchainent très rapidement. Il faudra rejoindre un point précis sur la carte, le premier arrivé gagne des speed-points, on attend les autres et hop, l’épreuve démarre. Le premier est déclaré vainqueur et on rejoint un autre point pour un autre challenge.  Les développeurs ne se sont pas contentés d’imposer du rythme dans les épreuves, ils les ont concoctées aux petits oignons avec une belle dose d’originalité. On aura bien entendu des courses à check-point mais également des épreuves d’adresse ou il va falloir éviter de justesse un maximum d’autres bagnoles ou rester garé à des endroits bien précis le plus longtemps possible avant d’être délogé par un autre joueur. Bref, il s’agit probablement du mode en ligne le plus fun et le plus réussi des simulations automobiles.

 

Speed and Sparks

Le Need For Speed nouveau bénéficie d’une réalisation vraiment honorable, les environnements brillent par leur beauté, les voitures sont modélisées avec grand soin (mais toujours cette saleté d’aliasing), les effets de lumière et  les étincelles suite aux différents chocs de carrosserie bénéficient d’un rendu également très réussi. N’oublions pas de mentionner l’impression de vitesse qui dépasse encore celle de Burnout. Dès qu’on trace comme un fou, les quartiers défilent à une cadence vertigineuse qui décolle la rétine. Vraiment impressionnant.

 

 

Des points en moins sur ton permis

Il y a cependant un léger bâton dans la roue de ma Ferrari. Le jeu souffre d’un petit syndrome assez ennuyeux au niveau de sa prise en main. La voiture a l’air de souffrir d’un léger temps de latence entre le moment où on appuie dans la direction désirée et le moment où notre cylindrée va prendre la direction voulue. Très déstabilisant au départ, on en arrive à se prendre de vilains crashs alors qu’on était sur de pouvoir éviter l’obstacle. Heureusement, au fur et à mesure du temps qui s’écoule, on s’accommode à cette petite lacune et on arrive à la surmonter.

L’autre point négatif c’est que lors de virées très rapides, j’ai été parfois victime de légers problèmes de chute de frame rate voire de légers freeze…  Ce n’est pas vraiment gênant  outre mesure, mais assez pour être mentionné.

 

La conclusion d’un Stoney content

Après un Need For Speed : The Run décevant, Criterion vient une fois de plus à la rescousse d’une licence qui se perd de plus en plus au fur et à mesure des épisodes qui sortent. Maitrisant réellement le sujet, les développeurs parviennent à nous pondre un titre à la réalisation correcte et à la fluidité exemplaire. La carrière solo est très courte mais la durée de vie sera allongée par un mode multi véritablement fun à jouer. Si vous avez aimé Burnout Paradise et Need For Speed : Hot Pursuit, ce Most Wanted est fait pour vous !