Cette semaine, Retro Virus vous emmène dans une aventure écolo-rétro ! Les nineties ont été marquées par le jeu de plate-forme et ont offert des chefs d’œuvre tels que Sonic, Super Mario World, Mickey Mouse Castle of Illusion et autres Wonder Boy. Tous les amateurs du genre se sont déjà essayés à un de ces titres blockbusters sur SNES ou sur Megadrive. Néanmoins, dans l’ombre de ces reines du box office, rodaient cette belle Neo Geo et ses titres arcades dans lesquels régnaient combats à mort et violence à foison. Au sein de ce catalogue nerveux, flottait tel un Eden pacifique au milieu de l’enfer décrit par Dante, un jeu de plateforme, tout en mignonnerie, Blue’s Journey.

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Pourquoi évoquer ce titre 21 ans plus tard ?
Appelé également Raguy pour sa déclinaison nippone, ce jeu se consommait sans modération dans les salles d’arcade, au format MVS. Les plus chanceux, possesseurs d’une console de salon SNK, pouvaient s’adonner à cet exercice  pour la modique somme de 200 euros… en 1991.
A coté des autres titres, Blue’s Journey était surtout caractérisé par une difficulté accrue. Il va de soi que la raison d’être première d’un jeu d’arcade à l’époque, était de rapporter un maximum de pièces de monnaie. Cette efficacité passait par l’addiction et le niveau de difficulté des softs.
L’autre différence résidait dans les graphismes. Magnifiques décors ultra colorés, sprites grands, très détaillés et objets multiples à collectionner, vous en aviez plein les yeux. Les musiques, bien que très correctes et soulignées par des bruitages sympathiques, restent selon moi en dessous des autres références de l’époque.
Je suis aussi particulièrement attiré par la thématique, qui plus est sur cette console. Le trip écologique et conservateur de ce petit héros est totalement synchro avec l’OVNI que représente ce titre. Le pitch est simple et candide : « Au commencement, Raguy était une région magnifique et florissante. Malheureusement, ce paradis n’était pas à l’abri des colonisateurs. Daruma et ses sbires colonisaient la région et la pollution devenait un fléau destructeur… ».

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Inside the Game ?
Au niveau du gameplay et de la prise en main, vos stratégies de combat s’articulent autour de trois capacités :
– le bouton A permet de frapper vos ennemis à l’aide d’une… feuille.
– le bouton B vous permet de sauter sur vos ennemis, afin de les faire tournoyer et ensuite les lancer sur les autres personnages belliqueux.
– le bouton C permet à Blue de devenir tout petit, et par la même occasion, d’éviter toute forme de violence en privilégiant l’esquive et la finauderie.

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En mode deux joueurs, vous serez secondé par la jeune FA, ce qui ouvre d’autres perspectives encore plus « funny » en terme de collaboration.
Enfin, vous disposerez d’un nombre conséquent d’objets à acheter ou à ramasser tels que des bombes, du miel pour récupérer des forces, des clés pour accéder à des pièces secrètes, etc.

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Blue’s Journey, l’aventure verte mettant en scène un certain Blue, dans un monde tout en couleur menacé par du gris !

 

Ainsi pourrait s’achever ma chronique… car pour conclure, j’aime clamer haut et fort qu’en 2012, le jeu qui risque bien d’animer mon été est un titre qui jouait déjà les troubles fêtes en 1991 parmi les Fatal Fury et autres Last Resort. Aujourd’hui, sur une planète menacée par la pollution et dans une société rongée par l’aigreur et le négativisme, quel plaisir de rêver encore qu’un super héros ne se bat que pour … la Couleur de son environnement.