Beaucoup de personnages ont marqué le jeu vidéo dans les années 80 – 90. On cite toujours les mêmes comme ce bon vieux Mario, Sonic ou Crash, mais pour ma part, il y en a un qui restera toujours un cran au dessus des autres dans mon cœur de gamer, c’est Earthworm Jim ! Alors, pour toi, là-bas au fond de la salle, si tu n’as pas connu ce monument d’originalité, je t’invite à lire ceci…

 

What the heck !?

earthwormjim02Jim est un ver de terre (earthworm en anglais) qui vit une petite existence tranquille sur notre belle planète. Un jour, alors qu’il est poursuivi par un corbeau affamé, une combinaison bionique venant de l’espace lui tombe dessus. Armé d’un fusil à plasma et se servant de sa tête comme d’un couteau suisse aux fonctions multiples, Jim se retrouve embarqué dans une aventure complètement loufoque avec comme unique but de sauver la princesse « what’s her name ».

Tout droit sorti de l’imagination de Doug TenNapel et David Perry, Earthworm Jim brille surtout par son originalité et par le côté déjanté des personnages et de tout l’univers qui seront créés à ses côtés. D’ailleurs le jeu sera finalement adapté en dessin animé et en comics, et tout un tas de produits dérivés seront vendus durant sa période de gloire. Mais revenons à ce qui nous intéresse sur be-games : le jeu vidéo d’origine !

earthwormjim06Retour donc en 1994 lorsque Earthworm Jim débarque sur Megadrive, puis sur Super Nintendo. Vous voilà donc dans la peau de Jim évoluant dans la décharge de New Junk City. La première chose qui frappe, pad en main, c’est l’animation du personnage. A l’époque, voir un sprite de cette taille effectuer autant de gestes de manière aussi souple était un véritable choc. Jim court, saute, fouette les ennemis avec sa tête (qui servira aussi d’hélicoptère), se suspend aux chaines et dézingue tout au plasma gun avec une aisance exemplaire. De plus, si on le laisse inactif pendant quelques secondes, il se met à sauter à la corde, il jongle avec son flingue ou il perd son futal, nous dévoilant ainsi son joli caleçon… Du grand n’importe quoi, le ton est donné.

Groovy !

Au fur et à mesure de l’aventure, on ne s’étonnera plus de rien. On envoie d’ailleurs une vache dans l’espace en utilisant un frigo après quelques minutes de jeu (oui oui, pas besoin de relire cette phrase, vous avez bien compris !). earthwormjim08La diversité du gameplay est aussi un énorme point fort du titre de Shiny Entertainment. On aura par exemple droit à un affrontement contre le méchant Evil Cat qui a neuf vies, à des courses à travers les champs d’astéroides contre Psycrow (le méchant corbeau de l’histoire), ou encore à des niveaux en sous-marin qui risque de se briser si on cogne trop le décor. Mention spéciale aux stages dans lesquels on fait du saut à l’élastique en versus contre une espèce de gros monstre vert qu’il faut pousser contre les parois de la montagne pour le faire tomber.

 

La réalisation était également splendide à l’époque puisque les graphismes étaient fins et colorés et restent encore aujourd’hui un modèle du genre. Les environnements traversés sont donc divers et variés avec à chaque fois cette petite touche de folie qui va réellement surprendre. On adore !

earthwormjim07Je ne peux pas rédiger ceci sans parler des musiques incroyables qu’on entendra tout au long des niveaux. Depuis des titres à tendances électro jusqu’à de la country pendant les phases en vaisseau spatial en passant par des morceaux plus classiques massacrés par des hurlements, Earthworm Jim bénéficie d’une bande son réellement incroyable. Notons également que Jim se plaindra à chaque fois qu’il se fait toucher par un ennemi et qu’il finira les niveaux en hurlant son cri de joie devenu culte depuis : Groovy !

Vous reprendrez bien un petit ver, non?

earthwormjim10

En ce qui concerne sa durée de vie, Jim nous emmène donc à travers 10 environnements différents qui peuvent être pliés en une après-midi quand on connait le titre sur le bout des doigts mais qui demanderont beaucoup plus de temps quand on découvre le tout pour la première fois, car le point le plus négatif d’Earthworm Jim restera sa très grande difficulté.

Arriver au dénouement était un réel challenge. Il n’y avait pas de système de mot de passe, pas de sauvegarde et le fait de n’avoir qu’un seul « continue » était réellement frustrant. Bien sûr, il y avait moyen d’en gagner pendant la partie mais on les perdait réellement vite malgré tout.  On se souviendra surtout des fameux niveaux sous l’eau avec le compte à rebours d’oxygène où on s’arrachait littéralement les cheveux, ou encore son dernier chapitre qui mettait nos nerfs à rude épreuve.

La conclusion d’un Stoney nu comme un ver

Earthworm Jim reste pour moi un grand coup de cœur. Un jeu qui a réellement marqué son époque et mon parcours de gamer sur Super Nintendo. Une aventure rocambolesque au milieu d’un univers qui n’a ni queue ni tête et qui bénéficiait d’une réalisation étincelante à tous points de vue. Un must du genre.

Merci à  Spacecowboy Pour la correction

ump6exn0sGg